Vous pouvez désormais lire bien plus commodément l’intégralité de Maurice & Léa
en vous rendant à cette nouvelle adresse :
maurice-et-lea.blogspot.com
Affichage des articles dont le libellé est Poussières de la route. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Poussières de la route. Afficher tous les articles

26 octobre 2010

Une gare, une valise, Alain

Depuis qu’Alain ne vient plus, Maurice et Léa se demandent ce qu’il devient ou, ce qu’il peut bien devenir, ou, ce qu’il est devenu. Jamais lors de ses précédentes absences Maurice ne s’était questionné de la sorte. Alain était là-bas, et c’était tout. Avec Léa il se questionne. Parfois ils voient le pire, mais ça ne dure pas trop, l’image morbide s’atténue, s’efface, et finit par passer pour un banal cauchemar que le réveil vainc — provisoirement.

— « J’ai toujours aimé les gares ; les hommes s’y montrent généralement plus tendres qu’ailleurs ; on les voit pleurer quelquefois. Et puis, c’est joli en tant que spectacle, le soir surtout. L’odeur de la fumée me plaît aussi, depuis toujours. »

Ici, Maurice voit Alain. Les gares lui évoquent Alain une valise à la main. Alain est quelqu’un attaché à une valise.

25 octobre 2010

Excès de vitesse

— « En sortant de là, je me suis retrouvé sur le boulevard ; il faisait presque nuit, il pleuvait légèrement. Il n’est pas meilleur temps pour rentrer en soi-même, au chaud. C’était une bonne occasion de remettre au jour d’anciennes impressions recouvertes d’une couche de poussière. On a grand tort de ne pas faire cela plus souvent. »

Léa s’interrompit.
Maurice écrit dans son coin. Maurice écrit quand Léa lit. Il recopie. Il recopie si vite qu’il a le sentiment que c’est lui qui guide la lecture de Léa.
Il écrit : « C’est vers douze ans que j’ai lu les livres de Jules Verne, presque tous. Toujours est-il que je ne les ai pas aimés — à l’exception du Tour du monde en quatre-vingts jours et de Michel Strogoff. Mais pourquoi ? Parce que l’on m’avait imposé cette lecture instructive, peut-être. Aujourd’hui encore, la science m’ennuie. »